Il y a 200 ans, un cinquième de la forêt du N.-B. a été rasé par le feu de Miramichi
De nombreuses activités seront organisées à Miramichi d'ici le mois d'octobre afin de souligner le bicentenaire d'un des plus gros feux de forêt de l'histoire de l'Amérique du Nord, un brasier qui a dévasté plusieurs villages de la région. Le 7 octobre 1825, un incendie d’une intensité sans pareil a ravagé quasiment tout dans la région de Miramichi. Dénommé Bien que ce brasier ait été le plus gros feu de forêt jamais enregistré dans les Maritimes et le plus violent à avoir été recensé en Amérique du Nord, cet événement reste relativement peu connu dans la province. Pourtant, l'impact de cet incendie a été colossal. Pour commémorer les 200 ans de cet événement tragique, la Ville de Miramichi organisera, d'ici la fin d'octobre, une série d'activités afin de souligner les nombreuses répercussions de cet incendie sur la communauté. Paul McGraw, agent de développement économique pour la Ville de Miramichi.
Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani En plus d'avoir emporté avec lui un cinquième de la forêt du Nouveau-Brunswick, cet incendie a complètement détruit une grande partie des communautés de Newcastle et de Douglastown et a complètement rasé les villages de Bushville, de Napan et de Black River. Pauline Young est une artiste autochtone de la communauté de Red Bank. Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani Une pièce commémorative qui a été créée pour souligner cet événement et qui sera distribué dans la communauté a notamment été commandée par la Municipalité à une artiste autochtone de la région, Pauline Young. À Newcastle, le brasier a fait 160 victimes et très peu d'édifices ont survécu dans les communautés ravagées par les flammes. L'église St. Paul est un des rares édifices de la région de Miramichi à avoir survécu à l'incendie de 1825. Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani Les rescapés, dont plusieurs fermiers et leur bétail, ont survécu en se réfugiant toute la nuit dans la rivière Miramichi. À ce jour, personne ne sait avec certitude ce qui a causé le grand incendie de Miramichi, mais les conditions météorologiques de cette année-là ainsi que l'ignorance des colons de la région au sujet des risques associés aux incendies de forêt y auraient contribué. Selon Paul McGraw, la période estivale de 1825 avait été sèche. Pauline Young se souvient pour sa part que ses parents lui ont raconté que l'incendie était d'origine humaine. Des gens de l'étranger sont venus ici et ne connaissaient pas les dangers des feux [de forêt]. Il faisait très chaud ce jour-là, ils ont fait un feu et ç'a provoqué un incendie de forêt. Les Autochtones connaissaient les risques : ils n'auraient jamais fait un feu dans la forêt mais plutôt près de la rivière. L'anniversaire du bicentenaire de l'incendie de Miramichi coïncide aussi avec le 30e anniversaire de la fondation de cette municipalité, créée à la suite des fusions des villes de Newcastle, de Chatham et de plusieurs communautés avoisinantes, dont Douglastown et Loggieville. Pour le maire de Miramichi, Adam Lordon, il était donc important de célébrer les deux événements de manière conjointe. Adam Lordon, maire de Miramichi Photo : Radio-Canada / Babatundé Lawani Le maire dit être d'avis qu'il s'agit d'une occasion parfaite pour que les citoyens de sa communauté en apprennent davantage sur l'histoire de leur communauté, notamment sur les édifices qui ont survécu à l'incendie et qui se trouvent encore aujourd'hui sur le territoire de la municipalité. En plus de la pièce commémorative préparée par Pauline Young, des cérémonies de commémoration et une pièce de théâtre sont prévues. Avec des informations de CBCla Grande Conflagration
, ce feu a brûlé pendant un jour et demi sur près de 16 000 kilomètres carrés.Lourd bilan

C’était la région entière parce que le feu a commencé presque à Fredericton
, explique Paul McGraw, agent de développement économique pour la Ville de Miramichi.
L’incendie a détruit plusieurs maisons. Les pertes ont été énormes. Plusieurs personnes ont été tuées
, raconte cette artiste, qui explique que cette triste histoire a été transmise de génération en génération dans sa famille.À Newcastle, aucun édifice n'a survécu. À Chatham, il n'y en a eu qu'un seul. De l'autre côté de la rivière, l’édifice qui abrite le terrain de golf et l’église Saint-Paul ont survécu
, affirme Paul McGraw.
Il n'y avait pas eu de pluie cette année [là]. À l’automne, ça a commencé et c’était comme du papier mâché
, dit-il. 2025, un double anniversaire
C'est un grand moment dans l'histoire de la ville et c'est important de faire des commémorations pour les grands moments qui étaient bien et les grands moments qui étaient mauvais
, dit le maire Lordon.
Je crois que tout le monde de la région sait qu'il y a eu un feu, mais pas tous les détails spécifiques, particulièrement le fait qu'il y a eu une collaboration entre les peuples autochtones et non autochtones [au moment de l'incendie]
, explique-t-il. Il y aura une pièce de théâtre qui va raconter l'histoire [de l'incendie]. Et le Jour du Canada, en juillet, on va voir un spectacle de drones et de feux d’artifice pour commémorer ces deux grands événements
, dit le maire.
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